Causes de décès
Alors que MSF est souvent le seul pourvoyeur de soins d’une vaste région, les femmes arrivent fréquemment dans nos structures de soins avec des complications, après avoir parcouru de longues distances. En Ituri (dans l’est de la République démocratique du Congo) par exemple, sur les quelque 200 accouchements réalisés chaque mois à la maternité de l’hôpital Bon Marché, plus d’un tiers présente des complications comme des hémorragies ou des éclampsies.
"Les femmes arrivent dans des états affreux. Souvent avec de fortes convulsions ou des hémorragies, et souvent trop tard malheureusement. Je me souviens de cette femme qui est arrivée de la brousse avec sa fille de 16 ans pour donner naissance à son 6e ou 7e enfant. À l’exception de sa fille aînée, tous ses enfants étaient morts de maladie ou de blessures de guerre. Cette femme saignait; le travail avait déjà commencé et elle souffrait d’un décollement du placenta. Son bébé était déjà mort in utero. Le seul moyen pour nous d’arrêter l’hémorragie et d’essayer de sauver la mère a été de procéder à l’ablation de l’utérus."
Gillian Slinger, sage-femme MSF à Bunia, Ituri (RDC).
"Les femmes arrivent dans des états affreux. Souvent avec de fortes convulsions ou des hémorragies, et souvent trop tard malheureusement. Je me souviens de cette femme qui est arrivée de la brousse avec sa fille de 16 ans pour donner naissance à son 6e ou 7e enfant. À l’exception de sa fille aînée, tous ses enfants étaient morts de maladie ou de blessures de guerre. Cette femme saignait; le travail avait déjà commencé et elle souffrait d’un décollement du placenta. Son bébé était déjà mort in utero. Le seul moyen pour nous d’arrêter l’hémorragie et d’essayer de sauver la mère a été de procéder à l’ablation de l’utérus."
Gillian Slinger, sage-femme MSF à Bunia, Ituri (RDC).
La cause la plus courante de mortalité maternelle est l’hémorragie profuse, qui compte pour 25% de l’ensemble des décès maternels, principalement dans les pays en développement. Une femme, même en bonne santé, qui fait une hémorragie au cours du post-partum peut mourir dans les deux à quatre heures, si elle est laissée sans soins obstétricaux.
Les infections
La cause de décès qui vient en deuxième position par ordre de fréquence est la septicémie, ou infection généralisée, qui est responsable de la plupart des décès qui surviennent vers la fin du post-partum. On estime que 76.000 femmes, soit 15%, meurent de ce type d’infection qui constitue une menace importante dans nombre de pays en développement. Une femme sur 20 qui accouchent contracte une infection qui doit être traitée sans délai pour ne pas entraîner une issue fatale ou laisser des séquelles.
L'éclampsie
L’éclampsie est la troisième cause la plus importante de mortalité maternelle dans le monde. Ces troubles liés à une tension artérielle trop élevée apparaissent en fin de grossesse. Selon l’OMS, on peut s’attendre à 70.000 cas d’éclampsie par an dans les 143 pays les moins développés du monde.
L'avortement non médicalisé
L’avortement non médicalisé est une autre cause principale de mortalité maternelle. Environ 13% de l'ensemble de la mortalité maternelle sont attribués aux complications d'un avortement pratiqué par des personnes ne possédant pas les compétences nécessaires et/ou dans un environnement qui ne répond pas aux normes médicales minimales. Chaque année, près de 68.000 décès sont dus à des avortements pratiqués dans ces mauvaises conditions de sécurité médicale.
Les accouchements avec obstruction
Les accouchements avec obstruction sont une autre des causes principales de maux et de morts maternels en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud-Est. Ils constituent également la cause immédiate de fistules obstétricales. Au niveau mondial, on estime que les accouchements avec obstruction se produisent dans 5% des grossesses et sont la cause de 8% des morts maternelles.
