MSF – LE SOUTIEN AUX PERSONNES DEPLACEES


Une guerre éclate, la nature se déchaîne, les droits de l’homme sont bafoués, une catastrophe survient… Quand les conditions de sécurité se dégradent, elles poussent des milliers de personnes à quitter leurs terres. Certains migrent dans leur pays, ce sont les déplacés, d’autres émigrent, ce sont les réfugiés.

En 2010, le nombre de réfugiés et déplacés est à son paroxysme depuis 15 ans et atteint 43,7 millions de personnes (27,5 millions de personnes déplacées et 15,4 millions de personnes réfugiées). Près de 80% d'entre eux sont en transit dans des pays en développement qui ne peuvent pas gérer l'afflux de migrants.

L’histoire de chacun est unique mais le départ est toujours dramatique : quitter sa maison, abandonner ses biens pour n'emporter que l'essentiel, partir vers un avenir incertain, à la recherche d’une terre d’accueil et arriver parfois en terre hostile, est toujours un déchirement. Beaucoup sont en état de choc et les événements pénibles au travers desquels ils passent poussent certains à ne plus prendre soin d’eux-mêmes.

Ils sont épuisés, souvent malades et ne mangent pas à leur faim. En collaboration avec l’UNHCR (l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés), responsable de la gestion des camps où s’entassent les réfugiés, MSF leur apporte une aide avant tout médicale à la fois dans les pays que les personnes réfugiées ou déplacées fuient, mais aussi dans les pays qui les accueillent.

MSF se charge des soins de santé, de la vaccination des enfants et des installations sanitaires (alimentation en eau potable, toilettes) et fournit également une assistance psychologique.

Lorsque l’exode peut être anticipé, et que les conditions de sécurité sont acceptables, MSF envoie des équipes mobiles qui soignent les malades et blessés et fournissent de l'eau et des vivres.

Pour tenter de remédier à cette situation, MSF est également le témoin des épreuves que doivent traverser les personnes réfugiées ou déplacées.

MSF défend le respect des droits de ces populations et insiste sur les points suivants : chaque réfugié et déplacé doit avoir la possibilité de rester chez lui. Pour cela, il faut agir sur les causes des situations politiques, économiques et sociales qui obligent les populations à fuir leur pays. Toute personne obligée de fuir la violence doit avoir droit à la protection internationale, c’est-à-dire qu’elle doit pouvoir être protégée dans les pays où elle fuit. Elle doit aussi jouir d’un statut clair lui permettant de connaître ses droits et devoirs tout en agissant sur les causes, il faut continuer à accueillir les demandeurs d'asile dans des conditions dignes, en respectant les accords qui ont été signés.