BURKINA FASO


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 1996-1999 : soins de santé primaire dans la province du Soum

L’équipe médicale de MSF Luxembourg est basée à Djibo, chef lieu de la province su Soum dans le nord du pays et qui compte 214.452 habitants. Sa mission est de mener un projet d’appui à dix centres de santé de la province et au centre socio sanitaire de Djibo.

Débuté en 1995, ce programme a pour objectifs :

-   La formation du personnel de santé local au diagnostic, à la prescription et à la gestion des médicaments afin d’optimiser sa collaboration avec la population,
-   L’amélioration des infrastructures sanitaires d’assainissement
- La mise en place progressive d’un système d’approvisionnement en médicaments essentiels, d’un système de recouvrement des coûts avec la participation de la population.


 1996-1999 : Soins de santé dans les camps de réfugiés Touaregs

Mars 1994, des dizaines de milliers de Touaregs fuient le Mali à cause de la reprise des hostilités et des massacres de populations civiles perpétrés aussi bien par l’armée malienne que par les extrémistes du Ganda Koy. En 1996, l’UNHCR (Agence des nations unies pour les réfugiés) fait appel à MSF pour prodiguer les soins de santé primaires aux populations Touaregs.

MSF prends en charge les réfugiés dans huit camps, ce qui représente au moins 25.000 personnes, jusqu’en juin 1997.

Session de formation MSF dans la province
de Soum en 1997.©MSF


 1997-2006 : Projet "Enfants des rues" à Ouagadougou

Dans les années 1990 au Burkina Faso, comme dans beaucoup de pays en voie de développement, le problème des enfants et des jeunes vivant dans la rue prend de l’ampleur.

Ce phénomène est étroitement lié à l’exode rural qui pousse la population des campagnes à venir chercher de meilleures conditions de vie en ville. Ouagadougou, capitale burkinabé détenant la plupart des infrastructures du pays, agit comme un véritable pôle d’attraction pour cette jeunesse rurale. La ville connaît de ce fait un accroissement rapide de sa population mais cette urbanisation rapide et les mauvaises conditions dans lesquelles elle s’effectue accroissent toutes les séquelles liées à cet exode : le chômage, l’affaiblissement du réseau d’entraide traditionnel, la désintégration de la cellule familiale et les zones d’habitat précaire.


Approvisionnement de vaccins lors de
l’épidémie de méningite de 2007.
©MSF

La rue devient alors un palliatif qui permet aux enfants et aux jeunes de résoudre leurs difficultés économiques ou leur manque affectif.
Par ailleurs, au Burkina Faso, un enfant se définit aussi par la charge qu’il représente pour sa famille. Une charge qui peut s’avérer intenable, il en résulte quelquefois des processus d’exclusion de la famille, de l’école ou de la société, autrement dit le rejet plus ou moins total de l’enfant dans la rue.

C’est dans ce contexte que MSF tente de favoriser l’intégration des enfants des rues dans la société burkinabé. Le programme poursuit trois objectifs prioritaires:

- Améliorer l’accès aux soins de santé en développer un appui médical aux associations œuvrant auprès de ces jeunes et en élaborant un annuaire des services actuellement disponibles pour cette population des rues,
- Assurer une prise en charge médicale et psychosociale : offrir des soins de santé curatifs et préventifs aux enfants et jeunes sur leur lieu de vie.
- Sensibiliser la communauté et les autorités sur les conditions de vie des enfants et jeunes de la rue

       En 2006 MSF prend en charge les filles des rues de 9 à 20 ans, souvent victimes de violences sexuelles. Le reste du projet est repris par l'ONG locale Keoogo, toujours en activité aujourd’hui.


2001-2009 Lutte contre le sida

MSF met en place un projet de lutte contre le VIH/sida à Ouagadougou au travers d’une approche intégrant la prévention et le traitement par les ARV ainsi qu’un programme de prévention transmission mère-enfant.

Urgences épidémies

Le Burkina Faso est régulièrement touché par la méningite : le pays se trouve dans la « ceinture de méningite » qui s’étend du Sénégal à l’Ethiopie et qui comprend 300 millions de personnes. La méningite frappe parfois plusieurs générations, elle peut tuer jusqu’à 50% des personnes infectées et les séquelles sont fréquentes et lourdes à porter.

Pour y faire face et vacciner le plus de monde possible, MSF crée une cellule d'intervention en cas d'épidémie de méningite (ou autre maladies comme le choléra ou la fièvre jaune).


Campagne de vaccination massive contre la méningite.©MSF


A chaque épidémie, les équipes MSF apportent leur soutien aux régions touchées en traitant les patients dans les centres de santé et installent des tentes sanitaires lorsque le nombre de lits devient insuffisant, tout en assurant l’approvisionnement en matériel médical. MSF initie également des campagnes de vaccination de masse, allant parfois jusqu’à vacciner 1 million de personnes. La grande difficulté lors d’une campagne de vaccination est de s’assurer que celle-ci ne se fait pas au détriment des activités curatives des centres de santé.


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Le Burkina Faso, aujourd'hui


Formation du personnel médical local dans la province de Soum en 1997.©MSF