MALI


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1992/1995 - Projet d'ophtalmologie à Tombouctou

Au début des années 90, le Mali fait partie des pays de la zone intertropicale de l’Afrique encore éprouvés par les principales causes de cécité évitable et/ou curables que sont le trachome, l’onchocercose, les conjonctivites bactériennes et/ou autres parasitoses et la cataracte.D’après les données épidémiologiques disponibles à cette époque, le Mali compte environ 450.000 personnes handicapées visuellement (malvoyantes ou aveugles), ce qui représente un lourd fardeau socio économique pour les familles et pour l’Etat.Les cas de cataracte sont nombreux dans la région de Tombouctou en raison climat sahélien.

Les transports d’un centre à l’autre sont onéreux et la population (Sonrai et Touaregs) a le pouvoir d’achat le plus bas du pays.L’objectif du projet MSF est de relancer les activités du centre de Yeleen de Tombouctou, initiative de l’Union Malienne de AVeugles (UMAV), qui baissent à cause du manque de financement.


Consultation ophtalmologique au centre de santé. ©MSF

Le programme prévoit plusieurs volets :
Relancer les activités du centre : consultations et dispense de soins
Former un infirmier ophtalmologue en opérateur de cataracte. Il opère sans supervision après quelques mois.
Poursuivre les visites des groupes mobiles : il effectuent le dépistage et les traitements en brousse, donnent des RDV aux patients pour les interventions chirurgicales et tissent le lien avec les patients.

Après trois ans d’activités, le centre devient autonome. Encouragée par ce succès, MSF Luxembourg décide de mettre en place le même type d’activités à Koulikoro, à 80 kms de Bamako.


  1997/2004 - Soins de santé primaire à Kangaré-Sélingué et à Gao-Asongo

Dans les années 1990, le Mali opte pour une politique sectorielle de santé dont le but est l’accès à la santé pour tous dans un horizon aussi rapproché que possible et avec une participation accrue de la population à la gestion des centres de santé. MSF soutient cette politique sanitaire en apportant un appui aux structures de santé. Deux projets de soins de santé primaire ont été mis en place dans les régions de Kangaré-Sélingué et Gao-Asongo.

Dans le cadre de la restructuration du système de santé malien, MSF implante un projet de santé primaire à Kangaré-Sélingué dans le sud Mali et dont les objectifs sont :
Motiver le personnel médical et paramédical par un recyclage des connaissances et des formations.
Informer la population au sujet de la politique de santé et améliorer la prévention.
Restructurer les infrastructures sanitaires.

Il s’agit d’un centre de santé communautaire servant de référence pour 15.000 personnes. Les habitants contribuent au projet en participant à la construction du centre.

A Gao-Asongo, au nord du Mali, le but de la politique sectorielle de santé est de mettre en place des structures de santé très proches de la population, ce qui représente un défi dans ce milieu nomade et semi nomade, à cause de la faible densité de population. MSF appuie la construction et réhabilitation de centres de quatre centres de santé communautaires et à la réfection de l’hôpital de Kangaré. L’approvisionnement en médicaments essentiels, de matériels et d’équipements, la vaccination en tournée mobile et la formation du personnel sont les volets principaux de ce projet.


Examen ophtalmologique. ©MSF


  1998/2004 - Lutte contre la cécité à Mopti

MSF met en place une stratégie chirurgicale mobile d'opération de la cataracte et du trachome afin de réduire les taux de prévalence de ces maladies au travers de la formation du personnel de la santé, l’appui technique et logistique pour renforcer les équipes sanitaires.


1998/2006 - Santé maternelle à Kidal, Gao et Tombouctou

Dans le nord du Mali, les femmes ne bénéficient pas toujours d’une bonne couverture pour les urgences obstétricales, un facteur favorisant le développement de fistules vésico-vaginales (FVV) lors des accouchements difficiles.

Pour répondre à une demande importante, MSF établit une plate forme médicale pour la prise en charge de la santé maternelle à l’hôpital de Tombouctou afin de :
Améliorer la qualité des soins : suivi des grossesses et prise en charge des urgences obstétricales.
Rendre accessible au plus grand nombre de femmes des soins de qualité lors de l’accouchement.
Prendre en charge les cas de FVV en collaborant le plus possible avec le personnel local : formation du personnel d’encadrement (appui psychologique, kinésithérapie et support pré et post-opératoire).


Examen du trachome au Mali. © Suzanne Porter


2005-2009 : Prise en charge de la malaria dans le district de Sélengué

Via ce projet, MSF souhaite apporter une réponse à la problématique de la malaria dans les zones endémiques en agissant sur trois axes :

- Prévention : MSF distribue des moustiquaires gratuitement, tout en s’assurant un suivi efficace de leur utilisation, et vaccine gratuitement tous les enfants de moins de 11 mois.
- Information, éducation et communication : MSF mène des campagnes d’information auprès des familles, en mettant l’accent sur les femmes enceintes, afin que la population prenne conscience de la maladie (causes, signes, complications), connaisse les mesures préventives et réalise l’importance de se rendre dans les centres de santé dès qu’un signe de la maladie apparaît.
- Dispense de soins : MSF assure la gratuité des soins anti-malaria pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.


Enfant atteint de la malaria et mis sous perfusion
dans le centre de Kangaba.
© Mickael Therer


Gestion des urgences sur toute la période

Sur toute la période, le Mali doit faire face à plusieurs urgences : épidémies de méningite (Bamako, 1996), de choléra (région de Kayes, 1996, 1999 et 2005), de fièvre jaune, de rougeole (1999) et urgence nutrition (2005).

MSF intervient pour contrer chacune de ces épidémies en envoyant du personnel (infirmiers et logisticiens) pour vacciner, soutenir et soigner la population de manière appropriée.

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Le Mali, aujourd'hui


Pendant la saison des pluies, les eaux stagnantes sont l'endroit idéal pour que les moustiques, vecteurs de la malaria, pondent leurs œufs.© Bruno De Cock/MSF