SOMALIE-KENYA


cornerLU.gif, 0 kBcornerLD.gif, 0 kB
 

1994 : le génocide au Rwanda

Le 6 avril 1994, les présidents burundais et rwandais sont tués dans l’avion qui les ramène à Kigali. Le lendemain, le pays entier sombre dans la violence: les massacres de la population tutsie et des modérés hutus commencent. Les combats et la peur des représailles jettent sur les routes des centaines de milliers de personnes fuyant vers les pays voisins, le Zaïre, la Tanzanie, le Burundi, et a l’intérieur du Rwanda même.

Ce génocide perpétré par l’armée et les milices extrémistes hutu, n’a pris fin qu’avec l’invasion du pays par les troupes du FPR (Front Patriotique Rwandais), à majorité tutsi. Malgré la grande médiatisation de cet événement, la communauté internationale ne s’est engagée que pour évacuer ses ressortissants.


L’arrivée dans un camp de déplacés en avril 1994.©MSF


 Une course contre la montre pour soigner les réfugiés

MSF prend en charge ces déplacés dans les camps de réfugiés à Goma, Gitarama, Kibumba et Gikongoro. Les équipes MSF organisent les camps, les soins, les vaccinations, la nutrition, les équipements sanitaires, l’évacuation des cadavres…

A Goma, au Zaïre, et Kibumba, au Burundi, des épidémies de choléra tuent des milliers de personnes en quelques jours.


L’évolution de l‘épidémie de choléra dans les camps montre à quel point la vitesse d’action est primordiale. Les médecins et infirmières se dépensent sans compter et sauvent des milliers de vies en contrôlant l’épidémie en cinq jours.

La bataille contre le choléra est aussi gagnée par les logisticiens, qui réussissent à monter des centres de traitement du choléra (CTC) en deux jours et à approvisionner les équipes médicales avec tout le matériel nécessaire.


Zaire, Goma, aout 1994. Hôpital mis en place par MSF pour le traitement de l’épidémie de cholera. Les nouveaux arrivants se font laver les pieds à l’eau chlorée.©Jean-Claude Couteausse


Tous se battent sept jours sur sept, douze heures par jour, examinant, triant, traitant des dizaines de milliers de malades, affrétant des avions, des camions, et commandant du matériel et des médicaments.

L’aide est efficace : des milliers d’enfants, de femmes, d’hommes sont sauvés du choléra, de la dysenterie, de la méningite, de la malnutrition et de la soif.

Un autre problème fait rapidement son apparition: dans le flot des innombrables réfugiés qui passent les frontières, des membres des milices responsables du génocide s’infiltrent. Ils terrorisent les réfugiés, détournent l’aide destinée aux plus faibles, menacent les expatriés entravant toujours plus leur travail, exhortent les réfugiés à la haine et à la vengeance.


MSF Luxembourg : une opération logistique de grande ampleur

Dans la phase aigüe de l’exode, MSF Luxembourg envoie trois avions Illyushin 76. Chaque avion transporte 30 à 40 tonnes de matériel médical, médicaments, perfusions (Ringer Lactate), sachets ORS (Oral Rehydration Solution), biscuits hyper protéinés, du matériel logistique et sanitaire, des camions citernes et des véhicules.


Zaire, Goma, aout 1994. Réservoirs d’eau chlorée qui servira à la désinfection des nouveaux arrivants.©Jean-Claude Couteausse.

MSF Luxembourg lance également une campagne auprès de ses donateurs qui répondent présents et permettent de soutenir le travail des expatriés et les populations rwandaises en détresse.


cornerLU.gif, 0 kBcornerLD.gif, 0 kB
 

Le Rwanda, aujourd'hui


Déplacés à Kibeho. ©MSF