SOMALIE-KENYA


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1992/1993 - Guerre civile en Somalie, lutter pour survivre

Le conflit qui secoue la Somalie depuis 1991 dévaste tout sur son passage : les clans s’affrontent dans un climat d’extrême violence et l’insécurité règne. Au même moment, la population doit faire face à une période de famine qui fait suite à une sécheresse exceptionnelle. La violence et la famine forcent des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à fuir vers les camps de réfugiés en Somalie et au Kenya.


Programme nutritionnel en avril 1992. ©MSF

Une situation catastrophique à laquelle MSF répond difficilement en raison du niveau très élevé de l’insécurité pour les locaux comme pour les expatriés. Les coups de feu sont monnaie courante, tout le monde possède une arme et MSF doit travailler sous la protection des militaires des Nations Unies.


Déploiement d’urgence : un engagement sans précédent

MSF est présente dans les camps de Mandera (dans le triangle entre l’Ethiopie, la Somalie et le Kenya), de El Wak et de Dabaad au Kenya pour soigner plus de 40.000 réfugiés et à Kismayo et sa région pour réhabiliter l’hôpital et implanter des centres de nutrition.

Dans les camps de réfugiés, MSF prend en charge les enfants malnutris dans ses centres de nutrition, effectue des campagnes de vaccination, de dépistage et de prévention d’épidémies, le traitement des maladies infectieuses et gère également l’approvisionnement en eau et le système sanitaire.

A Kismayo, MSF Luxembourg s’occupe de la réhabilitation de l’hôpital, service par service, et forme le personnel local. Une dizaine d’expatriés part avec MSF Luxembourg pour assurer le fonctionnement d’un service de chirurgie de guerre, équiper et faire fonctionner l’hôpital. Il s’agit du plus grand engagement de MSF Luxembourg depuis sa création : plusieurs chirurgiens, anesthésistes et logisticiens se relaient pour des missions courtes d’un à six mois.

Six centres de nutrition prennent en charge des milliers d’enfants malnutris.

Les combats importants autour de l’hôpital de Kismayo, les menaces de kidnapping et le manque de protection des casques bleus poussent MSF à suspendre le programme nutritionnel en 1993.


Consultation réalisée par le Dr. Philipe Chazerant,
médecin MSF, en avril 1992.


2010: MSF Luxembourg et la recherche opérationnelle

La télé-médecine améliore-t-elle la qualité des soins ?

Dans la région de Guriel en Somalie, MSF gère d’un hôpital de district avec une équipe médicale nationale. Les expatriés ne peuvent pas accéder au site en raison des très hauts risques sécuritaires. L’équipe médicale locale n’a pas l’opportunité d’approfondir et de développer ses connaissances en médecine à cause du contexte de guerre et la qualité des soins délivrés s’en ressent.

En décembre 2010, MSF introduit la télé-médecine au sein de l’hôpital afin d’améliorer la qualité des soins délivrés. Le principe de base est simple: exporter l’expertise, pas les experts.

Téléchargez la présentation du projet de télé-médecine en Somalie (2,85 MB).

Les premières conclusions démontrent que la télémédecine a un impact positif sur le diagnostic des patients. C’est une approche novatrice de l’utilisation des télécommunications au sein de MSF et qui pourrait bénéficier à d’autres régions en manque d’experts.


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La Somalie, aujourd'hui


Le Kenya, aujourd'hui


Femme nourrissant son enfant dans un camp de réfugiés. ©Olivier Merlet