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1995-2001 : Soins de santé primaire dans le district de Koumra

Après une mission exploratoire en mars 1995, MSF Luxembourg démarre un programme d’appui sanitaire dans le district de Koumra, au sud du pays (environ 650 km de N’djamena). Les maladies telles que la malaria, les diarrhées sanglantes, les infections respiratoires et les schistosomiases y sont endémiques et le district est l’un des plus peuplés.

Le district de Koumra est l’un des plus peuplés du Tchad et le gouvernement tchadien décide d’y mettre en place un politique sanitaire. C’est dans ce cadre qu’intervient MSF Luxembourg afin de toucher 177.025 personnes au travers de ce programme, qui a pour objectifs :

- La réhabilitation de base des structures sanitaires existantes.
- L’assistance technique au niveau de l’hôpital de Sahr et des dispensaires.
- La formation des agents de santé.
- Mise en place d’un système de recouvrement des coûts visant à garantir l’accessibilité et la qualité des soins et d’assurer une meilleure gestion des médicaments et des finances.

En 1996, MSF Luxembourg doit faire face à des épidémies de rougeole et de méningite : gestion de l’épidémie et campagne de vaccination massive.

 
Campagne de vaccination contre la méningite.
©Alain Kazinierakis


2005-2009 : dans les camps de réfugiés, au milieu des violences

De 2005 à 2009, MSF Luxembourg pilote le projet « Iribia » au travers de la prise en charge sanitaire de deux camps de réfugiés, soit environ 40.000 personnes, situés dans la zone frontalière avec le Darfour (actuelle République du Soudan du Sud).

Outre les soins de santé primaire dont la santé maternelle et infantile, MSF Luxembourg prend en charge des problématiques transversales telles que la santé mentale, la promotion et l'éducation à la santé et à l’hygiène, la prise en charge des violences sexuelles et la couverture vaccinale.

Par ailleurs, les localités alentours à Iriba ne sont pas aptes à recevoir un tel flux de population : les puits traditionnels s’assèchent et ne délivrent plus qu’une eau boueuse impropre à la consommation. MSF intervient avec des dispositifs de forage, pompage et des camions-citernes.

En 2008, l’équipe de MSF Luxembourg est prise au piège dans des combats violents entre gouvernement et rebelles. Pour faire face à l’escalade de la violence dans la région, MSF renforce l’équipement chirurgical et le matériel médical de première urgence dans les hôpitaux.



Camps de réfugiés. ©Thomas Dandois


 2005-2009 : projet chirurgical 

Entre 2005 et 2009, MSF Luxembourg travaille également dans l’hôpital de Bongor dans le cadre d’un projet chirurgical. Anesthésistes et chirurgiens tchadiens y sont formés et l’hôpital devient une référence nationale. Sur la période, 16 médecins et 9 infirmiers anesthésistes sont formés et l’équipe a pu réaliser une centaine d’opérations. MSF veille également au bon fonctionnement de l’hôpital, qualité des soins et gestion, avant de se retirer en 2009.


Projet chirurgie à Bongor. ©Dieter Telemans


  2007-2008 : projet de lutte contre la malaria

Dans le district de Bongor, MSF Luxembourg met en place le traitement contre la malaria en utilisant des ACT, combinaisons thérapeutiques contre la malaria à base d’artémisinine après un diagnostic posé via un test de dépistage rapide.
Les équipes adaptent progressivement leur stratégie aux contraintes locales, en travaillant sur l'accessibilité géographique.

Des « agents palu », nommés par les communautés, effectuent un dépistage chez les enfants fiévreux à l'aide du test rapide et administrent le traitement ACT en cas de résultat positif. Cette stratégie permet d'augmenter le nombre de cas traités de 18.000 cas en 2004 (uniquement dans les centres de santé) à 89.000 en 2006 puis 120.000 en 2007.



Des moustiquaires sont distribuées dans le cadre
de la campagne de prévention anti malaria.
©Tim Dirven


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LE TCHAD, AUJOURD'HUI



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Camps de réfugiés©Thomas Dandois
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