19.11.2008 11:09
RDC - Aide médicale d'urgence pour une population en fuite
Categorie: A la une, RD Congo
19/11/2008 - RDC : Les équipes de MSF continuent leur travail à Goma et dans d’autres villes et villages du Nord-Kivu. L’organisation reste très préoccupée par le grand nombre de personnes toujours sur la route après avoir fui les récents affrontements. Résidents et déplacés ont besoin de toute urgence d’eau potable, de nourriture et de protection. MSF a renforcé sa présence de manière à aider davantage la population locale. La situation est très instable et change de jour en jour. 
12 novembre
Certaines personnes déplacées sont sur le retour vers leur lieu de résidence d’origine dans les alentours du Nord Kivu. Mais beaucoup de personnes déplacées et de résidents locaux ont toujours besoin de nourriture, d’eau propre, de produits et matériel de première nécessité comme des couvertures et du matériel pour les abris.
Les équipes MSF travaillent toujours actuellement dans les centres de santé de Kiwanja, de la ville de Rutshuru et à l’hôpital de Rutshuru. MSF est la seule organisation actuellement sur place à Rutshuru et essaye de combler les manques laissés après le départ des autres organisations d’aide.
A Kibati, au nord de Goma, 10 nouveaux cas de choléra étaient rapportés hier, comparé aux 48 cas qui étaient traités vendredi et samedi. Durant la nuit, des combats autour du camp de Kibati ont forcé certains patients à fuir le centre de traitement du choléra. Ils y sont revenus plus tard. Deux patients atteints du choléra ont été transférés à l’hôpital général de Goma pour bénéficier de soins supplémentaires.
MSF traite normalement le choléra dans la région. Entre janvier et septembre, MSF a soigné 1480 patients atteints de la maladie dans les zones de Goma et de Saké, et au sud et à l’ouest de Kibati. A la même période,1469 cas ont été traités à Rutshuru, et 851 à Mweso et Kitchanga.
Les récents combats ont contribué à augmenter le risque de contamination du choléra. Les facteurs de risque étant des conditions sanitaires médiocres, une population en constant déplacement et des camps surpeuplés rassemblant les personnes déplacées.
MSF nettoie et gère le stock de l’unité chirurgicale de l’hôpital général de Goma, et doit bientôt commencer à effectuer des opérations de chirurgie. Les cliniques mobiles devraient arrêter de se rendre au camp de Kibati, juste à l’extérieur de Goma – une évaluation réalisée hier a en effet permis de confirmer que d’autres organisations d’aide ont pris en charge les besoins dans cette zone. MSF continue cependant de transporter de l’eau potable à Kibati.
A l’ouest de Goma, MSF a, par ailleurs, commencé à travailler à l’hôpital de Kirotshe. Hier, 54 consultations ont été données et l’équipe chirurgicale a sauvé la vie d’une femme enceinte qui présentait de sérieuses complications. Une clinique mobile s’est également rendue à Mushaki hier et y a donné 96 consultations principalement pour des infections des yeux et des douleurs dues au stress. Les résidents locaux sont, en effet, restés sans médicaments pendant quelques jours.
Au nord-ouest de Goma, à Kitchanga et Mweso, MSF continue de fournir des soins de santé primaire et secondaire et de gérer des cliniques mobiles. L’une d’entre elles s’est rendue à Kalembe aujourd’hui, à l’ouest de Mweso. Une large frange de la population de la ville a fui les récentes violences.
A Masisi, 80 km au nord-ouest de Goma, une équipe compposée de 6 expats et de 80 Congolais apportent des soins de santé à l’hôpital et au centre de santé.
MSF continue d’explorer la zone, autant que le permettent les conditions de sécurité, elle indentifie les personnes qui encore besoin d’être vues suites aux récentes violences et aux déplacements.
10 novembre
Pour venir en aide aux déplacés par les récents combats dans la zone de Kiwanja, les équipes MSF travaillent dans trois centres de santé : à Kiwanja même, dans la ville des Rutshuru et à l’hôpital général. MSF est toujours la seule organisation à travailler à Rutshuru, avec six expatriés internationaux et 210 Congolais.
Le choléra est toujours l’une des principales préoccupations au Nord-Kivu – la maladie est endémique en différents endroits de la province. Les récents combats et les déplacements de populations ont accentué le risque de choléra dans la région. En effet, le manque d’assainissement et d’eau potable, les mouvements constants de populations et le surpeuplement dans les camps de déplacés sont des éléments favorables à l’évolution de la maladie.
De vendredi à dimanche derniers, 48 nouveaux cas ont été pris en charge au centre de traitement du choléra de Kibati, au nord de Goma. Les cliniques mobiles de MSF y ont assuré quelque 50 consultations ce week-end et continuent de fournir de l’eau potable aux personnes déplacées.
D’importants mouvements de populations ont eu lieu de Kibirizi et Nyanzale vers Kanyabayonga et Kirumba. MSF estime que la population de Kirumba a triplé cette dernière semaine. A Kanyabayonga, la semaine dernière, les équipes mobiles de MSF ont assuré quelque 1351 consultations dans trois centres de santé. Aujourd’hui, les équipes mobiles ont été envoyées à Kirumba et Kanyabayonga. A l’hôpital de Kayna, MSF a soigné 125 blessés de guerre depuis le 27 octobre dernier.
Plus à l’Est, à la frontière ougandaise, les équipes MSF sont en train d’évaluer la situation de centaines de Congolais réfugiés et déplacés.
7 novembre
Des milliers de personnes ont été une nouvelle fois été déplacées par les combats à Rutshuru et Kiwanja. Une équipe mobile de MSF qui essayait d’atteindre Kiwanja a été contrainte de rebrousser chemin à cause des affrontements.
De nombreux déplacés ont cherché refuge à l’hôpital de Rutshuru, et MSF a dû installer des tentes pour les abriter. Ces deux derniers jours, les équipes MSF ont traité 43 blessés de guerre à l’hôpital, et d’autres continuent d’arriver. Depuis hier, MSF a également pris en charge plus de 50 patients dans deux centres de santé de Rutshuru; la moitié d’entre eux étant des enfants. MSF est la seule organisation travaillant actuellement dans la ville.
Des combats ont également eu lieu aujourd’hui à Kibati, forçant les populations à fuir vers Goma. Les équipes MSF y gèrent des cliniques mobiles, fournissent de l’eau potable, et installent un nouveau centre de traitement du choléra à Kibati.
Demain, les équipes MSF mettront en place un service d’ambulance pour transporter les patients atteints de choléra à Goma tant que la situation dans la zone de Kibati reste tendue et alors que les patients sont contraints de fuir les centres de traitement de la zone.
A Minova, à l’ouest de Goma, une équipe MSF continue de soutenir un centre de traitement du choléra, où quelque 50 nouveaux cases en moyenne sont traités chaque semaine.
Quelque 52 expatriés internationaux travaillent pour MSF au Nord Kivu actuellement, comprenant notamment des médecins, des infirmières, des logisticiens, et des responsables de l’administration.
6 novembre
Suite aux combats de ces derniers jours dans les régions de Rutshuru et de Kiwanja, MSF continue de prendre en charge de nombreux blessés. Aujourd’hui, les équipes chirurgicales ont traité plus de 50 blessés civils à l’hôpital. La situation reste tendue. MSF estime que plus de 20.000 personnes ont de nouveau fui les récents affrontements dans la région.
Dans la région de Goma, les équipes évaluent la situation médicale et sanitaire. L’organisation assure une surveillance active des cas de choléra et traite les patients atteints dans des centres de traitement.
MSF continue d’envoyer des cliniques mobiles à Kibati, au nord Goma, et prévoit d’y ouvrir un centre de traitement du choléra.
A quelque 30 kilomètres à l’ouest de Goma, les équipes MSF envisagent de soutenir l’hôpital de Kirotshe et les centres de santé de Mushake et de Karuba, mais également d’apporter de l’aide aux populations du camp de déplacés de Shasha.
Actuellement, les villes de Kitchanga et de Mweso restent plus calmes. MSF y fournit des soins de santé primaire et secondaire et y gère des cliniques mobiles.
Suite aux récents combats et déplacements qu’ils ont suscité, MSF continue à évaluer les besoins des populations du Nord Kivu, là où les conditions de sécurité le permettent.
4 novembre
Après plusieurs jours de lourds combats entre les rebelles et les troupes du gouvernement, les équipes de MSF continuent leur travail à Goma et dans d’autres villes et villages du Nord-Kivu. L’organisation reste très préoccupée par le grand nombre de personnes toujours sur la route après avoir fui les récents affrontements.
Certaines des personnes déplacées retournent vers leur résidence d’origine aux alentours du Nord-Kivu. Beaucoup de personnes déplacées et de résidents locaux sont encore dans une situation urgente manquant de nourriture, d’eau potable, de soins de santé et de biens de première nécessité comme des couvertures et du matériel pour construire des abris.
Dans et autour de Goma, les équipes de MSF évaluent attentivement les conditions médicales et sanitaires. L’organisation surveille de près la situation en ce qui concerne les cas de choléra et traite les patients atteints dans des centres de traitement. Quelque 81 cas de choléra ont été rapportés dans quatre camps autour de Goma ces dernières semaines. Le choléra est endémique dans certaines parties du Nord-Kivu.
MSF continue d’envoyer des cliniques mobiles à Kibati, juste au nord Goma. Après l’arrêt des combats, d’autres organisations sont revenues afin d’apporter de l’eau potable et de la nourriture. Mais les besoins restent immenses parmi les populations de déplacés et les résidents locaux affectés par les récentes violences.
Les villes de Kitchanga et Mweso sont relativement calmes. MSF y apportent des soins de santé primaire et secondaire et y gère des cliniques mobiles. Le nombre de cas de choléra rapportés à Kitchanga est en train de décliner lentement ces derniers jours.
Les équipes traitent les patients des hôpitaux de Rutshuru et de Masisi.
MSF continue d’explorer la zone, identifie les personnes qui ont besoin de soins de santé suite aux récents affrontements et aux déplacements.
31 octobre
MSF continue à travailler à Goma et dans d’autres villes et villages du Nord-Kivu. L’organisation s’inquiète pour les dizaines de milliers de réfugiés qui ont besoin de toute urgence d’eau, de nourriture et de protection.
À Goma, des combats ont eu lieu aux alentours de l’hôpital, et des patients blessés ont été contraints de fuir. Ils ne sont revenus qu’en petit nombre. Aujourd’hui, les équipes de MSF ont visité des écoles et des églises de Goma afin d’y procéder à une évaluation de la situation. Certains réfugiés de Kibati qui se trouvent dans le nord de Goma tentent de rentrer chez eux. Une clinique mobile s’est rendue aujourd’hui dans la région pour y offrir des soins médicaux et pour évaluer les besoins.
Dans le camp de Mununga, qui se situe sur la route qui relie Goma à Saké, MSF prend en charge des patients atteints du choléra. La situation y est très préoccupante car le camp ne dispose pas encore d’eau potable. Le risque d’épidémie de choléra est donc réel.
Dans les cliniques de Rutshuru, l’équipe médicale de MSF prend en charge les blessés 24 heures sur 24. Hier, 83 personnes ont été traitées pour des blessures par balles et 20 blessés graves ont également été soignés. À Kanya, MSF a secouru 96 blessés de guerre arrivés dimanche. Trois cliniques mobiles se sont rendues à Kanyabonga pour apporter de l’aide aux populations et évaluer les flux de réfugiés qui arrivent dans la région.
D’autres équipes travaillent dans les hôpitaux de Masisi, de Kitchanga et de Mweso, où elles assurent la gestion des cliniques mobiles.
MSF tente d’évaluer le nombre de réfugiés qui ont déjà franchi la frontière ougandaise. Les équipes ont observé 4.000 réfugiés à Kisoro, en Ouganda, et des réfugiés congolais à Kitagoma et à Ishasha.
MSF est l’une des rares ONG à continuer de travailler dans le Nord-Kivu. L’organisation compte y renforcer sa présence de manière à pouvoir aider davantage encore la population locale. Des collaborateurs et collaboratrices supplémentaires en provenance de Kinshasa et d’Europe sont actuellement en route vers le Nord-Kivu.
30 octobre
MSF travaille à Goma et dans d’autres villes et villages au Nord Kivu. L’organisation est extrêmement préoccupée par les milliers de personnes actuellement sur la route, qui fuient les combats.
A Goma, MSF a réduit ses équipes aux membres essentiels de son personnel qui évaluent aujourd’hui la situation à l’hôpital de Goma. MSF a distribué du matériel médical et une équipe de 6 personnes apporte son assistance afin de traiter les blessés.
L’équipe de MSF a pu constater qu’un grand nombre de personnes déplacées arrivées du sud de Kibati sont maintenant au nord de Goma.
MSF travaille également à Mugunga, dans un vaste camp pour personnes déplacées en dehors de Goma, sur la route de Sake. La nuit dernière, 31 cas confirmés de choléra étaient traités dans le centre de traitement du choléra de MSF. Treize de ces patients ont été forcés de fuir cette même nuit à cause des combats et seulement deux d’entre eux sont revenus aujourd’hui. Il n’y a pas d’eau potable dans les camps ce qui augmente le risque d’une grave épidémie de choléra. Ce matin, la situation était calme à Rutshuru, où l’équipe chirurgicale de MSF continue de traiter les personnes blessées à l’hôpital. Les équipes travaillent également dans les hôpitaux de Kitchanga et Mweso et des cliniques mobiles dans la zone.
MSF envoie plus de personnel international d’Europe et de Kinshasa pour renforcer ses équipes au Nord-Kivu.
