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FAQ



Quelle est la durée moyenne d'une mission?
La durée moyenne d'une mission peut varier considérablement, de quelques semaines, en situation de crise aiguë, à un an ou plus, au sein d'un projet à caractère structurel, dans un environnement stable. Hormis les spécialistes (chirurgiens, gynécologues, anesthésistes, infirmière de bloc) qui peuvent partir pour des missions de un à six mois, tout candidat au départ doit être prêt à s'engager pour une durée de 12 mois. Au-delà, MSF recherche en priorité des candidats intéressés par une collaboration de plusieurs années, au sein de projets variés.


Quel est le délai avant le départ en mission ?
Plusieurs facteurs peuvent influencer la durée du délai : le nombre et la complexité des postes à pourvoir à une époque donnée, le degré d'urgence de la mission (en cas de crise majeure, le départ peut avoir lieu dans les 24 heures), la disponibilité des candidats répondant au profil recherché, l'anticipation des besoins (le délai variera selon qu'il s'agit d'un remplacement prévu de longue date ou d'une ouverture de poste inopinée). Les candidats qui partent en mission pour la première fois sont invités à suivre une formation au départ organisée par MSF. Au terme de cette formation, l'attente peut aller de quelques jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois (il va de soi que, dans ce cas, MSF ne peut exiger de disponibilité prolongée des candidats).


Peut-on choisir sa destination?
L'intérêt pour une destination particulière ne doit pas primer sur l'engagement auprès des populations en danger, dans le respect de la Charte de MSF: il s'agit avant tout de répondre aux besoins de ces populations, quel que soit le lieu.

De ce fait, aucun recrutement de volontaire ne s'effectue en rapport direct avec un poste identifié, ni même pour un pays défini, lorsque par exemple le candidat souhaite y rejoindre un conjoint. Toutefois, une expérience préalable dans une région donnée peut, le cas échéant, constituer un atout pour les projets développés par MSF dans cette même région.


Que prévoit MSF en terme de préparation au départ?
Plusieurs fois par an, MSF organise des sessions de préparation au départ, qui s'articulent autour de modules théoriques et pratiques, génériques et spécifiques (selon le métier), à l'attention des nouveaux candidats. Par ailleurs, chaque candidat reçoit un descriptif de la fonction qui lui est proposée, des informations écrites relatives au pays de mission et aux activités que MSF y développe, ainsi qu'une série de briefings opérationnels, administratifs et généraux.


Peut-on faire carrière chez MSF?
Si l'on peut difficilement parler de carrière au sens classique du terme, principalement en raison de l'environnement mouvant dans lequel MSF évolue et de certaines contraintes inhérentes à l'expatriation, MSF offre la possibilité d'un épanouissement personnel et professionnel dans la durée : les candidats qui rejoignent l'association aujourd'hui assumeront demain les responsabilités d'un coordinateur terrain, d'un coordinateur en capitale ou d'un chef de mission. Certains occuperont des fonctions au siège de l'organisation. Tout au long de leur parcours, ils auront la possibilité de suivre des formations dans divers domaines techniques et d'autres axées sur le management. A certaines conditions (ancienneté, engagement), une aide financière est envisageable pour ceux qui souhaitent suivre des études complémentaires en rapport avec les activités de MSF.


Quelles sont les conditions offertes par MSF?
Le volontaire est rémunéré, contrairement au bénévole qui fournit un acte gratuit. Cette rémunération, dont le montant minimal est de 1.045€, vise d'une part à compenser les charges personnelles qui continuent de courir dans le pays de résidence (loyer, crédit…) , d'autre part à faciliter le retour et la réinsertion professionnelle.

Les volontaires bénéficient d'un contrat de travail à durée déterminée, de la durée de la mission. Le montant de l'indemnité (ou salaire) varie selon l'expérience antérieure et le niveau de responsabilité du poste. Ce contrat de travail assure le maintien du volontaire dans son système social, MSF complétant cette couverture de base par une assurance complémentaire (maladie, invalidité, pension).

MSF prend également en charge le voyage aller/retour au pays de mission, les frais de vaccin et de visa, le logement sur place, le rapatriement sanitaire le cas échéant. Un per diem est versé sur place pour couvrir les frais de vie courants.


Quelles sont les conditions de vie en mission?
Les conditions de vie varient d'un pays à l'autre, voire d'une région à l'autre, en fonction des disponibilités locales, notamment en ce qui concerne les infrastructures de logement et de travail. Dans tous les cas, MSF s'efforce d'offrir à ses équipes un environnement favorisant le bon déroulement des activités d'assistance, tout en tenant compte des standards de vie locaux. Cependant, dans la phase initiale d'une intervention d'urgence, les conditions de vie peuvent parfois être précaires. En général, les expatriés d'une même équipe disposent chacun d'une chambre propre, dans une même maison (sauf couples et familles).


Un départ en couple ou en famille est-il possible?
Les conditions de sécurité, les difficultés à trouver du travail en dehors de MSF, les possibilités restreintes de logement, le manque de structures scolaires et médicales adaptées sont autant de facteurs qui rendent difficile un départ en couple ou en famille, et conduisent MSF à donner la priorité aux candidats célibataires à l'entrée. Un départ en couple ou en famille peut néanmoins être envisagé par la suite, pour autant que le lieu d'intervention l'autorise.
Recevoir la visite de la famille ou d'amis pendant la mission est possible, mais uniquement si la situation le permet et pendant les périodes de repos de l'expatrié. Tous les frais afférents à cette visite sont à charge de la personne visitée.


Quels sont les risques liés à l'insécurité et quelle est l'attitude de MSF en la matière?
Les risques liés à l'insécurité font partie intégrante de la réalité MSF ; ils ne doivent être ni exagérés ni minimisés. Ils recouvrent principalement les conditions de circulation (état des routes, état du parc automobile, obstacles divers), les moyens financiers et matériels et les situations de conflit (ouvert ou latent).

Pour faire face aux conditions de circulation, des véhicules en état de marche et régulièrement entretenus sont mis à disposition des projets. MSF impose le respect des règles de circulation en vigueur et le port de la ceinture de sécurité, et confie la plupart du temps la conduite de ses véhicules à des chauffeurs locaux expérimentés. La conduite sous influence (alcool, drogue) est naturellement prohibée.

Les moyens financiers et matériels affectés aux projets peuvent attiser les convoitises, a fortiori dans des pays où les conditions de vie de la population sont précaires et peuvent entraîner une criminalité accrue. MSF veille à l'usage discret et modéré de ces moyens, ainsi qu'à l'instauration de mesures de précaution adaptées.

En ce qui concerne les situations de conflit, le respect des principes de neutralité et d'impartialité (voir Charte de MSF) constitue la meilleure garantie de sécurité, mais n'exclut pas la nécessité de mesures plus concrètes : chaque mission élabore ainsi son propre plan de sécurité, en fonction de la situation sur le terrain et des informations récoltées quotidiennement. En outre, une intégration réussie au sein de la population locale peut avoir un impact considérable en termes de prévention. Le cas échéant, une décision d'évacuation peut être prise, après consultation des différents acteurs concernés sur le terrain et au siège.

En cas d'incident critique (accident, agression, autre événement traumatisant…), MSF peut dépêcher sur place des membres de son personnel formés aux techniques du debriefing émotionnel et compter sur un réseau extérieur de psychologues.


Est-il possible d'effectuer un stage sur le terrain?
MSF n'est pas en mesure d'accueillir de stagiaires sur le terrain, essentiellement en raison du manque de possibilités d'encadrement. Toutefois, MSF-Luxembourg propose, en partenariat avec l'ALEM (Association des Etudiants en Médecine Luxembourgeois), d'accueillir au sein des missions qu'elle gère directement, des étudiants en médecine luxembourgeois, sous certaines conditions. Pour plus d'informations, consulter le site de l'ALEM.



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