Filles des rues
Depuis 2005, MSF-Luxembourg s'engage auprès des filles des rues de Ouagadougou. Ces jeunes filles clandestines ne font pas partie du réseau de prostitution reconnu et ne bénéficient d'aucun appui médical. A travers la mise en place d'un réseau de structures publiques, d'associations et de structures privées, MSF apporte une réponse aux besoins médicaux et psychosociaux de cette population vulnérable et travaille sur l'amélioration de leur cadre juridique et légal. A ce jour, près de 300 filles ont été prises en charge par nos équipes.
- Une population vulnérable et stigmatisée
- Une réponse aux besoins médicaux et sanitaires
- L'aide psychosociale
- Amélioration du cadre légal et juridique
Une population vulnérable et stigmatisée
Précarité et absence de droitsIl est difficile d'évaluer le nombre de filles de la rue à Ouagadougou. On en connaît quelque 500, rencontrées la nuit sur leur lieu de travail ou la journée dans les chambres qu'elle partagent. Elles ont fuit leur foyer, leur village pour diverses raisons. Elles n'ont souvent trouvé dans la rue que la prostitution pour survivre. Les plus jeunes ont moins de 10 ans… Elles œuvrent en toute illégalité et dans la clandestinité.
Violences sexuelles et maladies sexuellement transmissibles
Les filles sont pour la plupart exploitées sexuellement et séquestrées par leurs proxénètes. Elles sont victimes de violences sexuelles systématiques et exposées quotidiennement au SIDA et autres maladies sexuellement transmissibles.
Grossesses non désirées et avortements clandestins
D'après nos estimations, près de 40% des filles clandestines sont de jeunes mamans et leurs bébés viennent dans la plupart des cas de grossesses non désirées. De ce fait, avortements clandestins, abandon de bébés, sont autant de problèmes qui s'ajoutent et rendent leurs conditions de vie encore plus difficiles.
Une réponse aux besoins médicaux et sanitaires
Les besoins médicaux des filles clandestines sont importants. En s'appuyant sur un réseau local de structures médicales, MSF tente de répondre à ces besoins. La réponse médicale inclut notamment le traitement des maladies sexuellement transmissibles, la prise en charge des violences sexuelles et du SIDA .Pour éviter les grossesses non désirées, l'éducation au planning familial est dispensée et lorsqu'une fille est enceinte, l'option de l'avortement est discutée ainsi que celle de la poursuite de la grossesse sous suivi médical.
L'aide psychosociale
Le phénomène des filles de la rue est la résultante de multiples facteurs tels que l'exode rural, le rejet familial et les pressions économiques. L'aide psychosociale se centre principalement sur les démarches de renouement familial, de retour en famille, de médiation entre les filles et leur entourage ainsi que la recherche de structures d'accueil ou de formation.Il s'agit de permettre aux filles des solutions de rechange avec des perspectives de quitter un jour le milieu de la prostitution clandestine. Le travail psychosocial est approfondi à travers une approche individualisée, dirigée vers la responsabilisation des filles face à elles-mêmes et face à leurs enfants.


