SIDA
SIDA: Prise en charge complète du Sida à Ouagadougou
En mars 2002, MSF décidait de s'engager auprès des malades du Sida à Ouagadougou, dans le district sanitaire de Pissy. Le Burkina Faso est un de ces nombreux pays frappés de plein fouet par la pandémie du SIDA. Néanmoins, la majorité des malades n'a pas accès aux soins. Le projet est intégré dans le système de santé national et l'offre de soins inclut le conseil et le dépistage gratuit, le traitement ARV, la prévention de la transmission du virus de la mère à l'enfant et le traitement des maladies opportunistes. Au total, plus de 5.000 personnes bénéficient de ces services.
En mars 2002, MSF décidait de s'engager auprès des malades du Sida à Ouagadougou, dans le district sanitaire de Pissy. Le Burkina Faso est un de ces nombreux pays frappés de plein fouet par la pandémie du SIDA. Néanmoins, la majorité des malades n'a pas accès aux soins. Le projet est intégré dans le système de santé national et l'offre de soins inclut le conseil et le dépistage gratuit, le traitement ARV, la prévention de la transmission du virus de la mère à l'enfant et le traitement des maladies opportunistes. Au total, plus de 5.000 personnes bénéficient de ces services.
Le SIDA au Burkina
Un pays fortement touchéLe Burkina Faso avec 4,2 % de la population adulte (15 – 49 ans) infectée par le SIDA, fait partie des 5 pays les plus touchés d'Afrique de l'Ouest. La précarité des conditions de vie, la malnutrition, l'hygiène et plus spécifiquement les rapports sexuels non protégés sont autant de facteurs qui amplifient l'impact du SIDA. De plus, la présence d'autres maladies infectieuses, comme la tuberculose et le paludisme, fragilisent les malades après la contamination et aggravent fortement leur état de santé.
Peu d'accès aux soins
La prise en charge des malades, devenue une réalité au Burkina Faso depuis quelques années, reste malheureusement confrontée à une série d'obstacles tels que le coût de soins. Ainsi la grande majorité des malades du SIDA n'a toujours pas d'accès à une prise en charge médicale. A Ouagadougou, dans le district de Pissy, sur 280.000 adultes recensés, près de 14.000 sont porteur du virus. Chaque année, 2000 d'entre eux atteignent un stade de développement du virus nécessitant un traitement ARV. Enfin, on constate encore une insuffisance du dépistage et un manque de connaissance du SIDA parmis la population: on ne découvre souvent sa séropositivité que lors de la phase de SIDA déclaré, et trop souvent à un stade déjà avancé.
Une prise en charge médicale
L'objectif premier du projet SIDA est de prouver la faisabilité de la prise en charge et de mise sous traitement ARV des patients dans un contexte sanitaire à faibles moyens. Actuellement, plus de 1.600 consultations sont assurées chaque mois par nos équipes et près de 3.500 patients sont sous traitement. Grâce à cette thérapie, les personnes séropositives voient leur vie prolongée et améliorée. Elle permet d'inhiber la capacité du virus de se multiplier dans le corps et de retarder ainsi le développement du SIDA. Les personnes vivant avec le VIH sont alors à même de reprendre une activité économique, de travailler dans leur champs ou, pour les plus jeunes, de retourner l'école. Elles sont toujours porteuse du virus, peuvent le transmettre mais ne tombent plus malade.Les infections opportunistes causent la plupart des maladies et des décès parmis les gens atteint du SIDA. Etant donné que leur système immunitaire se détériore graduellement, l'organisme devient très vulnérable à un grand nombre de virus tels que la Tuberculose. Aussi, ces maladies sont prises en charge par le programme SIDA de MSF.
L'approche de MSF est intégrée dans le système sanitaire existant et tente de créer une synergie avec tous les acteurs potentiels (secteur public, médecins privés, associations, autres ONG's).


