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Épidémie d'Ébola en Afrique de l'Ouest



Une épidémie d’Ébola a frappé la Guinée depuis janvier 2014. Le virus mortel s'est propagé à cinq endroits, y compris la capitale, Conakry. Des cas suspects ou avérés, ont été relevés en Sierra Leone et au Libéria.



Le virus de l’Ébola est très contagieux et très meurtrier: 80% des patients en meurent. Il n'existe pas de traitement.

Alors que l’épidémie d’Ebola continue de s’étendre, avec plus de 1.093 cas et 660 décès à ce jour en Afrique de l’Ouest, MSF renforce sa riposte à l’épidémie dans les zones les plus touchées. Si le nombre de cas a sensiblement diminué en Guinée, le virus se propage de plus en plus en Sierra Leone et au Liberia, deux pays voisins. Les ressources humaines de MSF sont déjà sur-sollicitées et les autorités sanitaires  ainsi que les organisations internationales ont le plus grand mal à endiguer l’épidémie.





En Guinée, la situation s’est stabilisée dans certaines régions et MSF a ainsi fermé son centre de traitement de l’Ebola à Telimélé, dans l’ouest du pays. Plus aucun nouveau cas n’a en effet été signalé depuis 21 jours. Pendant 7 semaines, 21 patients contaminés par le virus ont été admis dans le centre et un taux de guérison de 75 %  a été observé.  Sans prise en charge, pas plus de 10 % de patients n’auraient survécu. 

À Conakry, la capitale, MSF réduit ses activités au vu de la diminution du nombre de nouveaux cas. Le centre de traitement de Donka ne compte plus qu’un seul patient qui est en cours de rétablissement et devrait pouvoir quitter l’hôpital d’ici la semaine prochaine. MSF envisage de confier la gestion du centre au ministère de la Santé d’ici la fin du mois de juillet. Sur les 59 patients (cas confirmés) admis au centre depuis le  25 mars, 63 % ont été guéris et ont donc pu rentrer chez eux.  Toutefois, les patients guéris restent stigmatisés au sein de leur communauté et certains membres du personnel guinéen de MSF préfèrent taire l’endroit où ils travaillent, par crainte d’être rejectés par leur famille.   



À Guéckédou, au sud-est du pays – épicentre initial de l’épidémie –, le nombre de patients pris en charge dans le centre de MSF a considérablement diminué. Deux patients seulement attendent toujours de pouvoir sortir.  Il ne s’agit probablement pas d’un signe indiquant la fin de l’épidémie ; au contraire, les malades se cachent probablement dans leurs communautés au lieu de venir se faire soigner.  La fièvre Ebola reste une crainte majeure pour les communautés locales et les équipes de MSF n’ont pas pu visiter quatre villages en raison de l’hostilité des habitants. MSF travaille en coopération avec les autorités locales et les représentants des communautés afin de pouvoir accéder sans danger à ces zones et de déterminer ainsi avec certitude si des patients sont encore infectés par le virus et si des décès sont à déplorer.  Depuis le début de l’épidémie, MSF a pris en charge 150 patients dans le centre de traitement de Guéckédou. Le taux de guérison constaté est inférieur à celui observé à Telimélé ou Conakry, car les malades tardent à se faire soigner. 
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Guinée


Afrique de l'Ouest : «Pour certains, le virus Ebola relève de l’ordre du magique»
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L'épidémie de fièvre Ebola qui sévit en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone est d'une ampleur sans précédent. Médecins Sans Frontières (MSF) a déjà pris en charge plus de 250 cas confirmés depuis le mois de mars. Le Dr Hilde de Clerck et l’épidémiologiste Michel Van Herp chez MSF ont une vaste expérience dans la riposte aux épidémies de fièvre hémorragique. Ils ont contribué à répondre à six épidémies d'Ebola, notamment en RDC, en Ouganda et plus récemment en Guinée. Ils reviennent sur les défis rencontrés par les équipes sur le terrain.
 
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Témoignage du Dr Luis Encinas, coordinateur d’urgence à Macenta
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Témoignage de Michel Van Herp, épidémiologiste en Guinée
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