Réfugiés


REFUGIES: appui aux populations du Darfour

Depuis 2004, MSF vient en aide aux réfugiés du Darfour dans les camps d’Iridimi et de Touloum. Dans un premier temps, l’urgence a consisté dans l’accueil et la prise en charge totale de cette population en fuite. Aujourd’hui notre intervention est avant tout médicale, avec une attention particulière aux soins obstétricaux, mais elle comporte aussi un volet psychosocial. Dans la ville de Iriba, proche des camps, nous renforçons également l’offre de soins pour les populations locales et nous sommes présents avec une plate forme chirurgicale pour notamment prendre en charge  les blessés de guerre. Car la région, frontalière avec le Darfour, connaît des flambées de violence et l’insécurité est un problème sérieux auquel nous sommes confrontés en permanence. C’est particulièrement flagrant à Tine, ville frontalière, où nous avons dû interrompre nos activités à plusieurs reprises.



Une région sous tension

Une nature hostile
Le Wadi Fira est une région aride que rien ne prédispose à accueillir les milliers de réfugiés ayant fui les massacres du Darfour voisin. Le climat y est particulièrement pénible et les ressources naturelles trop rares. C’est pourtant dans ces conditions que doivent survivre les quelques 40,000 réfugiés des camps d’Iridimi et de Touloum, qui de plus accentuent bien involontairement la précarité des populations locales.

Une situation politique volatile
Par ailleurs, la région est toujours sous la menace d’incursions des combattants du Darfour, voire de l’exportation du conflit comme c’est déjà le cas plus au sud. Enfin, le Tchad lui-même reste un pays extrêmement instable et la région a déjà été le lieu d’affrontements meurtriers entre troupes gouvernementales et rebelles.

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Les soins de santé primaire

Des structures inexistantes
Dans chacun des camps d’Iridimi et Touloum, MSF a construit un centre de santé, d’abord à titre provisoire, puis en tant que structure permanente. Chaque jour, les infirmiers de MSF s’y rendent pour prodiguer les soins de base aux côtés du personnel recruté dans les camps.

Les principales causes de morbidité
Les pathologies les plus courantes sont à l’image des conditions de vie très dures et du manque d’accès à l’eau : infections respiratoires et dans une moindre mesure diarrhées. Lorsque les cas sont trop complexes ou trop graves, ils sont transférés à l’hôpital de référence d’Iriba, distant d’une trentaine de kilomètres.

L’équité de l’aide
Dans cette ville, MSF appuie également le centre de santé local et donc la population autochtone. Outre qu’elle répond à un vrai besoin, cette approche d’équité dans l’accès aux soins contribue à diminuer les risques de tension entre population locale et réfugiée.

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Les soins obstétricaux

La santé reproductive
Avec plus de mille naissances cumulées par an dans les deux camps, la nécessité d’un suivi pré- et postnatal s’est rapidement fait sentir. L’objectif, aujourd’hui atteint , d’offrir des consultations et une permanence dans chaque camp a été rendu possible grâce à la participation de sages- femmes traditionnelles qui ont accepté de suivre une formation complémentaire.

Accouchement médicalisé
La majorité des accouchements a donc lieu dans les centres de santé des camps, alors que les cas compliqués sont évacués vers l’hôpital d’Iriba. A noter que l’infibulation, assez largement pratiquée, constitue un des problèmes périlleux lors de l’accouchement.

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Les interventions chirurgicales

L’hôpital de référence
L’hôpital d’Iriba est la structure de référence pour la population locale et celle des camps, soit plus de 200,000 personnes. MSF est fortement impliqué dans son fonctionnement ainsi que dans son approvisionnement en matériel, médicaments et consommables. Au niveau chirurgical, nous sommes confrontés aux traumatismes et blessures accidentelles, aux complications gynécologiques mais également aux afflux occasionnels de blessés de guerre.

Une gestion complexe
A plusieurs reprises, nous avons du admettre simultanément des blessés de camps belligérant opposés dans l’hôpital. Pour éviter que la confrontation ne s’étende à l’intérieur de l’enceinte, nous avons érigé des tentes et séparé physiquement les blessés. Mais c’est surtout notre neutralité et notre impartialité qui nous ont permis de faire face aux pressions et de garder le secret médical sur les patients hospitalisés.

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Le volet psychosocial

Les séquelles du Darfour
La plupart des réfugiés qui ont fui le Darfour et sont arrivés au Tchad en 2004 ont vécu des situations traumatisantes. Victimes directes ou témoins d’atrocités, leur santé mentale a été ébranlée avec les effets que l’on connaît: angoisses, insomnies, dépressions, démence. Une équipe, dirigée par une psychologue, traite les patients dans les camps. Aujourd’hui les résultats se font sentir et le projet est progressivement réorienté vers les traumatismes liés à la vie dans les camps.

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