28.09.2010 14:30
Somalie - Afflux de blessés dans un hôpital MSF à Mogadiscio
Categorie: Sur le terrain, Somalie
28/09/2010 - Somalie : La reprise des combats à Mogadiscio oblige nos équipes à augmenter les capacités d'accueil de l'hôpital MSF de Daynile.
Suite aux violents affrontements du 23 septembre dernier dans la capitale somalienne de Mogadiscio, plusieurs dizaines de blessés graves, dont des femmes et des enfants ont afflué dans un hôpital soutenu par MSF. Depuis ce jour, 81 personnes, dont la grande majorité souffre de blessures causées par des explosions, ont été admises à l'hôpital de Daynile, en périphérie de Mogadiscio. Quatre patients sont décédés.L'équipe de MSF a installé une tente supplémentaire dans l'enceinte de l'hôpital pour accueillir le nouvel afflux de patients.
La semaine dernière, trois autres tentes ont été érigées afin de gérer le surplus de patients de cet hôpital de 59 lits qui avaient reçu 45 blessés de guerre en une journée seulement. Actuellement, 161 patients y sont traités.
« Les habitants de Mogadiscio sont les plus touchés par cette guerre brutale et incessante. Notre équipe médicale fait tout son possible pour tenir le rythme », explique Thierry Goffeau, chef de mission de MSF. « Ce dernier épisode de violence, qui s'est intensifié depuis un mois, compromet notre capacité à répondre de manière adéquate aux besoins médicaux urgents de la population. »
Depuis le 23 août dernier, l'équipe de MSF a traité 500 blessés de guerre : 370 d'entre eux souffraient de blessures causées par des explosions, 130 de blessures par balle. Près de 200 interventions chirurgicales ont été pratiquées. Certaines fournitures médicales sont en rupture de stock à Mogadiscio, et MSF s'affaire à réapprovisionner rapidement l'hôpital de Daynile en articles divers allant des drains aux matelas.
« Des hommes, des femmes et des enfants souffrant d'horribles blessures ont été admis à l'hôpital », explique Thierry Goffeau. « L'histoire de Mogadiscio est tragique car la ville n'en est pas à son premier conflit. Cependant, son impact sur la population civile ne doit jamais être oublié. »
