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MSF support to the populations of Bangassou and Ndu in Janaury 2021.

République centrafricaine

Les attaques répétées contre les services médicaux rendent les populations vulnérables aux maladies et à la mort

Soutien de MSF aux populations de Bangassou et Ndu en janvier 2021 lorsque des groupes armés ont attaqué la ville ©Alexis Huguet
Communiqués de presse 
Les attaques incessantes contre les patients, le personnel de santé et les établissements médicaux en République Centrafricaine (RCA) durant la flambée de violences qui a impacté tout le pays obligent Médecins Sans Frontières (MSF) à suspendre ses activités médicales et limitent l'accès aux soins de santé.

    Le dernier rapport de Nations Unies de juillet 2021 évalue la République centrafricaine comme l'un des endroits les plus dangereux pour le personnel humanitaire avec 267 incidents affectant des travailleurs humanitaires au cours de 2021, contre 192 au cours de la même période en 2020. Les vols, les cambriolages, les pillages, les menaces et les agressions ont représenté plus de la moitié des incidents, suivis par les interférences et les restrictions.

    La résurgence du conflit en RCA depuis décembre a fait payer un lourd tribut à la population civile et aux services médicauxNous sommes très préoccupés par les attaques répétées contre les patients, les agents de santé et les établissements médicaux.  Rhian Gastineau, chef de mission MSF.

    Au cours des six derniers mois, les équipes de MSF ont vu des dizaines d'établissements de santé saccagés, endommagés et occupés par des hommes armés. Lors d'incursions armées dans l’enceinte des hôpitaux, les patients ont été victimes de violences, d'abus physiques, d'interrogatoires et d'arrestations.

    À la suite des incidents, MSF a dû suspendre temporairement et à plusieurs reprises ses activités médicales, incluant l’offre de soins vitaux, la fourniture de médicaments, la supervision du personnel du centre de santé et le transport de patients.

    Le fait d'être contraint de suspendre nos activités ne fait qu'exacerber la vulnérabilité des populations et entraîne, entre autres, la mort évitable de jeunes enfants et de femmes avec des complications pendant la grossesse et l'accouchement. Gisa Kohler, responsable adjointe de programme pour MSF.

    A Paoua, Bria et ailleurs, l'insécurité croissante a empêché les équipes MSF de se rendre régulièrement dans les centres de santé périphériques que MSF soutient. Cela a un lourd impact sur la qualité des soins prodigués et perturbe l'approvisionnement en médicaments essentiels.

    MSF a dû réduire les transferts de patients en moto des zones rurales vers Kabo depuis avril en raison des risques encourus ; en conséquence, le nombre de patients référés chaque mois a presque diminué de moitié. En juin, les agents de santé communautaire de MSF dans certaines zones autour de Kabo n'ont réussi à effectuer qu'un quart de leur nombre habituel de consultations hebdomadaires en raison de l'insécurité.

    « La suspension et la réduction des activités de sensibilisation médicale dans de nombreuses régions où nous travaillons est très préoccupante, en particulier avec la saison des pluies en cours, lorsque les cas de paludisme et d'autres maladies potentiellement mortelles atteignent leur pic », a déclaré Kohler.

    La peur et la panique perturbent les soins de santé

    En raison de l'insécurité croissante, de nombreuses personnes ont trop peur de quitter leur domicile pour consulter un médecin, tandis que de nombreux personnels de santé ont fui leur lieu de travail pour rechercher la sécurité.

    MSF exhorte le gouvernement et toutes les parties au conflit à respecter la neutralité des établissements de santé et à permettre aux populations d'accéder à l'aide médicale et humanitaire.

    Aujourd'hui plus que jamais, toutes les parties du conflit doivent renforcer le respect du droit international humanitaire, y compris la protection des civils et des installations médicales, des transports et du personnel. Rhian Gastineau, chef de mission MSF.

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