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Liban

MSF fournit un soutien médical aux victimes des explosions de Beyrouth

Samar, une jeune fille de trois ans, et son père sont venus à un point médical MSF pour recevoir des soins. Elle est dans les bras de son oncle car son père est en train d'être soigné. Beyrouth, Liban, août 2020.© Mohamad Cheblak/MSF
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Une semaine après la double explosion qui a eu lieu à Beyrouth le 4 août 2020, les équipes MSF interviennent dans trois domaines : elles traitent les plaies des personnes blessées, assurent la continuité des soins pour les patients atteints de maladies chroniques et proposent un accompagnement en santé mentale.

    Après avoir évalué les besoins de la population à la suite de la catastrophe, les équipes MSF ont mis en place deux points médicaux fixes dans les quartiers de Mar Mikhaël et Karantina, les zones les plus touchées par les explosions. Des réservoirs d'eau ont également été installés par les équipes dans ces quartiers et des kits d'hygiène y ont été distribués.

    « Avant l'explosion, le système public avait déjà du mal à gérer le nombre croissant de cas de Covid-19, explique Julien Raickman, chef de mission MSF au Liban. Depuis, il y a eu une très forte augmentation des cas de coronavirus signalés au Liban, en particulier à Beyrouth. Il y a eu plus de 1 500 nouveaux cas en une semaine*. Cela représente près de 25 % des cas signalés dans le pays depuis le début de la pandémie. La nuit de l'explosion, il y a eu un afflux massif de patients dans les établissements de santé de la capitale, et les mesures de prévention et de contrôle des infections n'ont pas pu être mises en œuvre correctement, ce qui a finalement conduit à cette augmentation. C'est une préoccupation majeure et nous essayons de voir comment adapter au mieux nos projets dans de telles circonstances. Enfin, plus de 300 000 personnes ont perdu leur maison et ont dû trouver un autre logement, ce qui ne facilite pas les choses. »

    Afin de limiter l'augmentation des cas de Covid-19, MSF a effectué plusieurs donations de kits de premiers secours et de masques chirurgicaux à la Défense civile et à la Croix-Rouge libanaise.

    La santé mentale reste une préoccupation majeure des équipes. « Après la guerre civile, les crises économiques et sociales, cet accident ajoute un niveau supplémentaire de traumatismes », raconte Julien Raickman.

    Une équipe composée de neuf psychologues a pu être mobilisée en urgence pour répondre aux besoins en santé mentale. Ils ont fourni des premiers soins psychologiques et travaillent actuellement à l'élaboration d'une réponse à long terme pour ceux qui en ont besoin.

    « Nous essayons d’adapter nos projets en nous appuyant sur des activités existantes qui ont déjà été mises en œuvre par des groupes de la société civile, car ils sont clairement la force motrice de cette réponse collective aux événements », conclut Julien Raickman.

    *5 271 cas de Covid-19 étaient enregistrés au Liban en date du 4 août 2020, contre 6 812 le 10 août. source.