× Fermer
February 2019: An MSF staff member stands outside the abandoned house where MSF operates a mobile clinic in the village of Vodiane. Ukraine. © Nico Dauterive/ MSF

Ukraine

Une équipe MSF témoigne du bombardement d'un hôpital à Mykolaiv

Février 2019 : Un membre du personnel de MSF se tient devant la maison abandonnée où MSF exploite une clinique mobile dans le village de Vodiane. Ukraine. © Nico Dauterive/ MSF
Communiqués de presse 
Le 4 avril, une équipe MSF de quatre personnes s'est rendue à Mykolaiv pour rencontrer les autorités sanitaires de la ville et de la région. Vers 15 h 30 heure locale, alors que l'équipe MSF entrait dans l'hôpital d’oncologie de la ville, qui traite les blessés depuis le début de la guerre, les alentours de l’établissement ont été la cible de tirs.

    Michel-Olivier Lacharité, Chef de mission de MSF en Ukraine. © Remi Decoster « Plusieurs explosions ont eu lieu à proximité de notre personnel en l'espace d'une dizaine de minutes », explique Michel-Olivier Lacharité, chef de mission MSF en Ukraine, actuellement basé à Odessa.

    « En quittant la zone, l'équipe MSF a vu des blessés et au moins un cadavre. Cependant, nous ne pouvons pas en donner précisément le nombre. Heureusement, notre personnel a pu se mettre à l'abri et n'a pas été blessé par les explosions, bien que les fenêtres de leur véhicule, garé devant l'entrée de l'hôpital, aient été soufflées par les explosions. »

    L'équipe a indiqué que l'hôpital pédiatrique régional, situé à environ 300 mètres, a également été touché. Aucun grand cratère n'était visible mais de nombreux petits impacts étaient constatables sur le sol, dans le sillage des explosions, ce qui pourrait correspondre à l’utilisation de bombes à fragmentation.

    Le quartier où se trouve l'hôpital d’oncologie est une zone résidentielle située à l'est de la ville portuaire, où sont concentrées de nombreuses installations médicales.

    Au moment des frappes aériennes des forces russes, l'équipe MSF se préparait à lancer de nouvelles activités en faveur des personnes déplacées par la guerre, en partenariat avec une organisation locale.

    « Bombarder une zone aussi étendue au sein d'un quartier résidentiel en plein après-midi ne peut que faire des victimes civiles et toucher des bâtiments publics », explique Michel-Olivier Lacharité.

    « Ces deux derniers jours, trois hôpitaux de Mykolaiv ont été touchés par des frappes aériennes. Outre les frappes d'hier, l'hôpital n° 5, situé dans le sud de la ville, a été touché le 3 avril.

    Les hôpitaux, les patients et le personnel médical doivent absolument être épargnés par les attaques. » 

    MSF évalue actuellement comment étendre ses activités prévues à Mykolaiv. 

    Faites un don